mardi 7 juillet 2009

Quantum Of Solace

Le 06/11/2008
Note : 1/4

Une étoile parce que Daniel Craig reste plus que convainquant dans le rôle de 007 et car la James Bond girl est très belle. Mais pour le reste Quantum of solace est une catastrophe. On ne comprend rien, l'intrigue pourtant alléchante sur le papier est bâclée. Mathieu Almaric sort de nulle part. La réalisation est déplorable. Les scènes d'actions font mal aux yeux et bougent autant que dans le dernier Jason Bourne on n'y comprend pas grand chose, tout est téléphoné. Le pré-générique n'amène rien. C'est dire si la déception est grande car le précédent opus Casino royale était une vraie réussite, alors que Quantum of solace bataille ferme avec Permis de tuer et Meurs un autre jour pour le prix du plus mauvais bond de tout les temps.
Robert Foster a bâclé le film et l'a fait tomber dans un modernisme qui oublie les codes de la série et dans une surenchère d'action ridicule qui n'apporte rien. On ne gagne rien à filmer pied au plancher en oubliant de raconter une histoire et sans s'intéresser aux personnages. Quelle déception!!!!!!

Tonnerre sous les Tropiques

Le 29/10/2008
Note : 1/4

Bien sûr le casting est excellent. Bien sûr Tom Cruise en contre emploi est énorme. Bien sûr le mauvais goût désopilant de Ben Stiller est bien présent. Mais au final on accroche moins que l'inénarrable Zoolander qui avait réinventé le cinéma comique américain ou que Marie à tout prix ou Les femmes de ses rêves. Tonnerre sous les tropiques fourmille pourtant de bonnes idées mais est beaucoup moins drôle qu'un Hot shot ou que les aventures de Franck Drebbin à Hollywood. On sent bien que l'équipe s'est bien marrée à faire le film mais malheureusement on ne s'amuse pas autant qu'eux. C'est dommage.

Appaloosa

Le 28/10/2008
Note : 3/4

Bien sûr, le sujet n'est pas particulièrement innovant : deux shérifs qui s'opposent à un despote local, on a déjà vu cela mille fois. Cependant aujourd'hui un western est un exercice de style. On ne surpassera jamais Léone et les grands classiques que sont Rio bravo, Les sept mercenaires, La prisonnière du désert et L'homme qui tua Liberty Valence qui sont la bible ou les pierres angulaires du western. Le film d'Ed Harris est un exercice de style respectueux et réussi. Tous les éléments sont réunis, le grand ouest, des gunfight, de l'intimidation, des indiens, l'amitié virile et la femme opportuniste. De plus Appalooza est porté par une solide interprétation et un tempo narratif assez lancinent propre aux western classique. Celui-ci laisse la place à une superbe photographie qui met en valeur de superbes paysages ainsi que les gueules carnassières d'Ed Harris, Viggo Mortensen et Jeremy Irons.
Par bien des aspects, Appalooza se rapproche du très bon Open range de Kevin Costner et le film est bien supérieur au remake de Trois heures dix pour Yuma avec Russel Crowe. Il est dans la lignée des western classiques (Rio bravo, Gun hill) et pas dans celle des western crépusculaires à la Impitoyable. Un film comme cela se voit au cinéma car par essence le grand écran transfigure le western. Néanmoins si on aime pas le genre, ce n'est pas la peine d'insister.

Coluche, l'histoire d'un mec

Le 28/10/2008
Note : 1/4

Dans un premier temps il faut saluer la performance de Francois Xavier Demaison dans ce qui était le rôle casse gueule par excellence. Il s'en sort extrêmement bien, il est crédible de bout en bout, aussi bien quand il interprète Coluche sur scène que hors scène. Le film se concentre sur la candidature de Coluche aux présidentielles de 1981. Malgré la qualité de l'interprétation, une bonne bande son et quelques clins d'œil nostalgiques sur les eighties, le film est creux. On apprend rien de plus que ce qu'on savait déjà, (un bon documentaire aurait été plus intéressant), le film manque de rythme et on finit par s'ennuyer. De plus, tout le traitement de la vie privée de Coluche met en scène un personnage assez détestable, mégalomane, défoncé en permanence et dénué d'humanité. On a du mal à ce passionner pour ce triste sire. Par ailleurs les tourments de sa vie privée comme la séparation avec sa femme ou les relations avec ses enfants sont survolés et manquent de profondeur. Le retrait de sa candidature qui devait être le point d'orgue du film tombe comme un cheveu sur la soupe alors que 5 minutes plus tôt dans le film, il dit qu'il n'arrêterait pas. L'épilogue du film avec un SDF fouillant une poubelle pour se nourrir est lui aussi plus que téléphoné.
Antoine de Caunes a décidé de ne traiter qu'un aspect de la vie de Coluche mais le fait est qu'un vrai biopic sur l'ensemble de sa vie aurait été plus intéressant. Il passe complètement à coté de son sujet. Ce film est un épiphénomène qui ne restera pas dans les mémoires contrairement au personnage qu'il tente de décrire.

Mesrine : L'Instinct de mort

Le 23/10/2008
Note : 4/4

Le projet du film sur Mesrine était devenu le serpent de mer du cinéma français. Maintes fois repoussé, bouleversé par des changements de casting et de metteur en scène, la version finale a donc échoué sur les épaules de Richet et de Vincent Cassel.
Le résultat est excellent et retrace les premières années du criminel. Le film ne souffre pas des défauts habituels des biopics (décors rutilant, traumatisme et rédemption, idéalisation du personnage principal). Au contraire, le film est particulièrement réaliste et âpre et met en scène un Mesrine brutal, dangereux, instinctif, sans cesse sur le fil du rasoir, dénué de morale, de remords mais particulièrement efficace et burné. Les scènes d'actions sont très efficaces, mais avec Richet, on savait qu'on ne serait pas déçu de ce point de vue là. Les moyens et le casting des seconds rôles sont là, à part un Depardieu un poil décevant. Delon initialement prévu aurait été un meilleur choix pour le rôle de Guido. Néanmoins tout cela donne de l'ampleur au film et c'est qui manquait à la première transposition cinématographique de la vie de Mesrine réalisée en 83 , dont l'interprétation de Nicolas Silberg était extraordinaire. L'interprétation de Cassel n'a pourtant rien à lui envier car elle est époustouflante. Il s'est approprié la tension et la rage de Jacques Mesrine. Le spectateur est sans cesse pris à la gorge par un personnage dont il sent qu'il peut exploser à chaque seconde et qu'en plus la déflagration sera ravageuse.
On attend la seconde partie avec impatience car il est évident qu'il ne s'agit pas de deux films mais d'un seul et que la fin de cette première partie est trop abrupte. Il s'agit d'un grand film français de gangster qui saura toucher le grand public comme un bon Verneuil en son temps. Et ça vaut mille fois mieux que les polars TV (les experts de je ne sais où, aux flics avec Diefenthal) qu'on essaie de nous administrer en intraveineuse depuis de trop long mois sur les chaines de tv hertzienne.

Le Premier jour du reste de ta vie

Le 05/09/2008
Note : 4/4

Je met un quatre car je suis à la base assez fan de ce genre de films : comédie familiales avec des rires, des pleurs, des coups du destin et des joies simples comme dans Nos meilleures années.
Le premier jour du reste de ta vie
est une très bonne surprise. L'idée de traiter la vie d'une famille sur 20 ans en suivant tour à tour chaque personnage à la loupe à travers un événement précis de son parcours est assez habile. La mise en scène est assez inventive et restitue bien l'état d'esprits des personnage à travers la transposition de leur rêves, fantasmes et de leurs angoisses ou parfois leurs manies. Les flashback sont bien amenés. Bref tout cela fait que l'on s'attache à cette famille et à ses personnages et qu'on suit leur pérégrinations avec beaucoup d'émotions en passant parfois du rire aux larmes. L'humour second degré est très bon et se rapproche assez de celui de l'autre film de Bezançon : Ma vie en l'air (que je conseille à tout ceux qui ont aimé ce film). L'interprétation de Zabou Breitman, de Gamblin et des autres acteurs est très juste
On passe vraiment un bon moment et c'est justement l'objectif atteint de ce très bon film qui malgré sa sortie estivale devrait rencontrer son public. Ce ne serait que justice !

Star Wars: The Clone Wars

Le 05/09/2008
Note : 2/4

En tant que puriste de Star Wars, on se réjouit toujours de voir un film sur l'univers de la Force sortir au cinéma (on en faisait de même il y a quelques années lors de la sortie de L'aventure des ewoks). Cependant, on ne peut que regretter le fait de l'adaptation en animation plutôt qu'en live. Bien sûr, on comprend que cela coûte moins cher, que c'est archi-rentable pour Lucasfilms malgré un succès bien moindre (pas de frais d'acteurs, pas d'effets spéciaux...).
Au final, on ne s'ennuie pas et on retrouve les personnages (Yoda, Obi Wan, Jabba...) avec beaucoup de plaisir. L'animation est plutôt réussie : les scènes de vaisseaux tiennent la route et on reconnait bien l'univers. De plus le ton, contrairement à ce qu'on pouvait attendre ne fait pas de Clone wars un film uniquement destiné aux plus jeunes d'entre nous (cf. Les ewoks) car le film reste assez "violent". Néanmoins le film souffre de nombreuses faiblesses : la première d'entre elle est l'absence de musique symphonique. Pourquoi avoir modifier le thème de John Williams? D'où sort cette musique avec des guitares acoustiques qui rythme certaines scènes? Les batailles sont quand à elles un peu répétitives et sans queue ni tête. La psychologie des personnages et notamment celle complexe d'Anakin n'est pas abordée du tout. La quasi absence de certains personnages comme maitre Windu est décevante. Le scénario est un peu simpliste. On est bien loin des trilogie live mais ne boudons pas notre plaisir, il vaut mieux voir Star wars en animation que les Transformers, les GI Joe et autres super héros.

Inju, la bête dans l'ombre

Le 05/09/2008
Note : 1/4

L'association entre Barbet Shroder, Magimel et une histoire mettant en scène un écrivain français en voyage au Japon se confronter à la jalousie d'un écrivain japonais mystérieux était alléchante. En effet, on imaginait le français se confronter aux codes et aux mystères de la civilisation japonaise. On s'attendait à voir une vision stylisé des grandes villes nippones et pourquoi pas de sa campagne montagneuse. Et bien au lieu de tout cela, nous n'avons eu droit qu'à une vague manipulation sado masochiste presque pas malsaine, dont l'effet de revers final tombe un peu à plat. On reste donc sur sa faim, en se disant qu'un Shyamalan aurait certainement tiré autre chose de ce sujet, que Sofia Coppola a donné une bien meilleure vision du Japon et qu'en terme de polar, Black rain de Ridley Scott était bien plus sympa à regarder.

The Dark Knight, Le Chevalier Noir

Le 20/08/2008
Note : 3/4

On frôle les 4/4 pour ce Dark Knight qui voit le justicier masqué s'opposer au crime dans Gotham City avec l'aide de l'administration locale jusqu'au moment ou un nouvel adversaire totalement insaisissable vient bouleverser la donne et plonge la ville dans le chaos. La réalisation et la mise en scène sont époustouflante. Christopher Nolan confirme tout le bien que l'on pensait de lui depuis Memento. Le casting et l'interprétation frise la perfection pour tous les interprètes. La performance du regretté Heath ledger est hallucinante. Elle est nettement au dessus de celle de Jack Nicholson pour le même rôle et se rapproche en intensité de la performance de Daniel Day Lewis dans There Will be Blood. Le personnage du Joker incarne véritablement le chaos et fait froid dans le dos. D'ailleurs plus que The Dark Knight, ce film devrait s'appeler The Joker tant ce personnage supplante tous les autres. D'autre part ce Batman est d'avantage un vrai film noir qu'un film de super héros. En effet aucun des personnage n'a de dons surnaturels comme Spiderman ou les X-men. De plus les réflexions sur les choix à prendre, leurs conséquences, la culpabilité, les remords, le sens du devoir sont les vrais sujets du film et lui donne une profondeur que n'auront jamais les Spiderman, 4 fantastiques et autres Iron man (aussi bons soient-ils). Christopher Nolan a réinventé le film de super héros et il l'a fait passer dans une autre dimension cinématographique.
Alors pourquoi ne pas mettre 4/4 ? Et bien je pense que le film a néanmoins quelques faiblesses. Il est un peu trop long. La multiplicité des personnages provoque un manque de simplicité narrative qui fait que le spectateurs peut se sentir un peu perdu dans le scénario. Mais c'est vrai que je suis un peu sévère et que ce 3/4 vaut bien plus que les 3/4 que j'ai pu mettre à d'autres films.

La Momie : la Tombe de l'Empereur Dragon

Le 13/08/2008
Note : 1/4

On ne change pas une formule qui marche. C'est probablement le parti pris de départ que se sont imposés les scénaristes de ce troisième opus. En effet outre le fait qu'il se passe en Chine, le scénario est un copié coller des deux premiers épisodes. Pour être sûr de ne pas se tromper les scénaristes ont jugé bon de copier de nombreux éléments de la série Indianna Jones. Par exemple, le tombeau de l'empereur protégé par un gardien immortel, la résurrection du père par son fils renvoie directement à La dernière croisade, le bar chinois Immoteph fait beaucoup penser à celui du Temple maudit. La scène d'aviation rappelle fortement la chute en zodiac du Temple maudit. L'œil de Shangri Las s'utilise de la même façon que le pendentif de L'arche perdu. La désagrégation de l'armée des sables a un cousinage avec les forces de L'arche. L'utilisation de la musique est assez semblable. le fait d'avoir le héros, son fils, sa femme comme personnages centraux fait beaucoup penser au royaume des Cranes de crystal tout comme le conservateur du musée ressemble beaucoup dans sa félonie à l'acolyte d'Indy dans le royaume des Cranes de crystal. J'en passe et des meilleurs... A l'arrivée on est bien en face d'un Indianna Jones du pauvre. Les personnages sont débiles (il faut dire que le jeu, le physique et les yeux de poisson mort de Brendan Fraser ne plaide pas pour l'intelligence), les scènes d'actions si elles sont bien faites ont un gout de déjà vu, l'humour est poussif. Tout n'est pas à jeté car les paysages chinois, les moyens, certaines idées (l'utilisation de l'armée de terre cuite), le casting (Jet Li et Michele Yeoh) et le coté décomplexé du scénario sont à la base intéressants et valent bien 1/4. Cependant, l'effet de surprise n'est plus présent et Jet Li et Michelle Yeoh n'ont pas trop l'air d'y croire et malgré les efforts du réalisateur pour mettre du rythme, on s'ennuie et on baille. Au final on est plus chez Allan Quatermain que chez Indiana Jones.

Braquage à l'anglaise

Le 12/08/2008
Note : 4/4

Je m'emballe peut être avec ce 4/4, néanmoins braquage à l'anglaise est clairement parmi ce qui se fait de mieux dans le genre film de casse. Le film, s'il est moins cool que Ocean's eleven, a un meilleur scénario et est bien plus crédible. Il est aussi nettement au dessus de Inside man. Le film n'a aucun temps mort, la restitution des 70's est excellente, l'interprétation est très bonne (Jason Statham nous montre qu'il vaut bien mieux que ses rôles de cogneurs transporteurs), l'humour british est omniprésent. On est captivé du début à la fin et baladé avec plaisir dans tous les nombreux rebondissements du film. Le fait que le film soit inspiré d'une histoire vraie rend le film d'autant plus intéressant. Ce film est la très bonne surprise de l'été, voire la bonne surprise de l'année dans le genre série B décomplexée. Quand elles sont réussies, les séries B valent bien mieux qu'une série A.

L'Incroyable Hulk

Le 11/08/2008
Note : 1/4

On attendait beaucoup de cet Incroyable Hulk. En effet, le très bon Iron man, repris et produit directement par Marvel laissait présager un très bon moment susceptible de faire oublier la dernière tentative ridicule d'adaptation de l'homme vert au cinéma. Premier enseignement, le casting comme pour Iron man est excellent. Ed Norton est plus que crédible en Banner et apporte beaucoup de profondeur au personnage. Deuxième enseignement, c'est bien filmé et les effets spéciaux sont au top. Mais qu'est ce qui cloche alors ? Et bien ce qui cloche, c'est que la première moitié du film est exemplaire (présentation du personnage, scène au Brésil...) et qu'après on tombe dans la surenchère d'effet spéciaux, et de vide scenaristique ponctué d'incohérences plus grosses que l'homme vert. Le personnage de Tim Roth et sa métamorphose sont stupides et ne tiennent pas la route ou alors ne sont pas assez expliqués. La scène d'action sur le campus est très bien filmée et mise en scène mais allez savoir pourquoi le campus surbondé trois plans avant est devenu désert lors de l'attaque. Comment le méchant Tim Roth connait il le nom de Hulk puisque celui ci n'est jamais mentionné pendant le film auparavant. Le général est vraiment très très méchant, on se demande comment il peut être aussi bête et méchant aussi gratuitement et à un tel poste. Bref à l'arrivée si il est bien meilleur que le précédent, cet Incroyable Hulk déçoit. Letterrier aurait beaucoup gagné à rester dans la simplicité de la première partie du film et probablement d'être plus proche de la série dans l'impact des scènes d'actions. On verra si le tir sera corrigé dans la guilde des super héros de Nick Fury et de Johnny Stark.

lundi 6 juillet 2009

Mes amis, mes amours

Le 08/07/2008
Note : 1/4

1/4 car on ne s'ennuie pas. Les acteurs sont bons et certains personnages comme celui de Pascal Elbé sont assez amusants. Mais en dehors de cela c'est plus que creux. On ne croit à aucun moment à l'histoire d'amour entre Lindon et Ledoyen. Les enfants semblent sortir tout droit de Génial mes parents divorcent de Patrick Braoudé (c'est dire le niveau). On ne croit pas non plus dans la romance entre Foresti et Elblé. Les personnages secondaires n'apportent aucune consistance à l'histoire. On ne croit pas à la mort de Bernadette Lafond.
Au final, il reste un Londres d'image d'Épinal ou il ne pleut presque pas, quelques répliques qui font presque mouche, une ou deux esquisses de sourire. C'est un film à l'eau de rose dont on ne se souviendra pas et dont le niveau est à des années lumières de Notting Hill et autre Love Actualy et même de Fanfan ou de Ma vie en l'air pour des films français.

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Le 18/06/2008
Note : 3/4

Écrire une critique sur Indiana Jones est difficile pour moi car je ne sais pas si je serai d'une objectivité totale. J'ai passé toute mon enfance à jouer à être Indiana Jones, j'ai même pensé devenir archéologue. J'ai vu les précédents films de la saga des dizaine de fois et je suis totalement client de cet univers d'aventurier sorti d'une BD à la Blake et Mortimer avec une dose de parodie, de science fiction d'humour et beaucoup d'action. Le coté décomplexé des films d'Indiana Jones mélé au talent de Spielberg représente le cinéma que j'aime et que j'ai envie de voir par dessus tout.
Que dire de ce quatrième épisode ?
Premièrement que l'on retrouve notre héros avec beaucoup de plaisir et que son age ne porte pas à conséquences.
Deuxièmement que la mise en scène, la lumière et l'originalité de certaines scènes (le village fantôme témoin) portent clairement la marque de ce qui se fait de mieux chez Spielberg.
Troisièmement le scénario que certains jugent comme étant une atteinte au mythe en raison de la présence d'extra terrestres est à mon sens tout à fait en phase avec les codes de la série. N'oublions pas la scène finale du premier épisode, l'arrachement de cœur et les poisons du second et le croisé attendant dans une grotte depuis 2000 ans du troisième. Ce sont des délires de bandes dessinées et le quatrième épisode répond bien à ce cahier des charges.
Quatrièmement le rythme et l'action sont bien présents comme dans les autres épisodes.
Bien sûr le fait de voir un Indy avec des yeux d'adultes n'a pas la même saveur que de le voir avec un regard d'enfant. Bien sûr ce n'est pas le meilleur de la série tant le premier opus est bon. Bien sûr il y a certaines fautes de goûts (le délire à la tarzan), tout n'est pas parfait (les personnages secondaires pourraient être plus fouillés). Mais au final on y passe un bon moment. Et puis si on se pose vraiment la question : qui y a t-il de mieux dans ce style ? La réponse est : pas grand chose et surtout pas Ben Gates.

Phénomènes

Le 18/06/2008
Note : 1/4

On attendait avec impatience le nouveau film de Shyamalan. La bande annonce était plus que percutante et il avait des fans à reconquérir suite à l'échec de son dernier film. Ce qui est certain, c'est que son style est toujours bien présent. Il a cette capacité à créer des effets incroyables avec peu de moyens, tout en apportant une touche intimiste à son propos et à ses personnages. De ce point de vue Phénomènes n'est pas une déception car on y retrouve tous ces codes. En revanche, on a quand même l'impression que Shyamalan est en manque d'inspiration et nous ressert un best-of de ce qui a bien fonctionné dans ses films précédent. On retrouve de grosses similitudes avec Signes et Le village mais avec un scénario un peu bancal.
Ici point de surprise finale. Clairement, Shyamalan joue moins avec son spectateur. Le propos du film est un avertissement, mis en valeur par certaines scènes spectaculaires qui sont, à mon sens, les arbres qui cachent la foret d'un manque d'idées évident. Malgré tout Shyamalan reste un orfèvre, et on ne s'ennuie pas devant son film tant la mise en scène et l'interprétation sont bonnes. Mais il nous a déjà rendu de bien meilleurs copies.