lundi 7 septembre 2009

The Stray Cats - Zénith Paris, 4 septembre 2008

Note : 3/4

Les Stray Cats investissaient le Zénith pour leur tournée d'adieux. Un concert des Stray Cats c'est l'occasion de rameuter un public fervent de quadra et tout ce que Paris compte de psycho, coupe tremplin, creps, tatouage, blouson en cuir avec du vécu, bref un public qu'on ne voit plus trop à l'exception des passages de plus en plus rares des Cramps, Meteors et autres Washington dead cats.
Malgré cela , la salle était loin d'être remplie pour accueillir le guitariste Brian Setzer, le contrebassiste Lee Rocker et le batteur debout Slim Jim Phantom.

Ce trio est pourtant ce qui se fait de mieux dans le genre psychorockabilly. au début des années 80 ils avaient réussit l'exploit d'imposer le rockab aux Punk anglais et aux grand public à coup de prestations scéniques endiablées.
Vingt cinq ans après ou en sont les Stray Cats ?

Premier constat si Brian Setzer s'est un peu empâté, il reste un formidable guitariste envoyant des solos venus d'ailleurs tout en restant le gardien du temple du style fifties. Sa voix elle n'a pas bougé et il assure le boulot de manière très professionnel même s'il ne semble plus avoir le feu sacré de ses jeunes années.

En revanche Slim Jim et Lee Rocker, eux, n'ont pas pris une ride, ils ont toujours leur style bourré d'énergie venu d'ailleurs, qui les voit toujours tels des chats de gouttière se percher sur leurs instruments dont ils tirent une rythmique hallucinante.
Tous les grands classiques ont été joués ce soir avec beaucoup de talent : Rock this town, Runaways boys, Rumblin in Brighton, Blast of...
Malheureusement, l'ambiance n'a jamais vraiment décollé. Est-ce du à un public trop âgé et plus en phase avec la musique de ses jeunes années ?

Est-ce du au son légèrement approximatif ? Ou au manque d'énergie de Brian Setzer qui a affaibli la prestation du groupe comparé à celles qu'ils pouvaient donné dans le années 80. Il y a probablement un peu de tout cela mais je ne veux retenir que le positif : de très bonnes chansons, toujours interprétées avec originalité par de super musiciens.
Je tiens en revanche à oublier cette triste fin de concert qui a vu le rappel être écourté après une seule petite chanson : une version sans conviction de I fought The law bâclée par un Brian Setzer en rogne après avoir reçu une pièce métallique (apparemment un couteau selon les spectateurs du premier rang!!!).
Dommage !

Rage Against The Machine - Festival Rock en Seine, Saint Cloud, 20 aout 2008

Note : 4/4

Rage against the machine à Paris en 2008, c’est l’occasion de revoir sur scène l’un des cinq groupes les plus marquants des années 90. Pionnier et tête de proue de la scène fusion, RATM possède toujours les mêmes arguments. Un chanteur bourré de charisme maîtrisant le Rap, le Freestyle à la perfection, une section rythmique en béton armé et le guitariste le plus créatif et innovateur de ces 15 dernières années, maîtrisant les riffs, les crescendos et faisant des solos comme personne d’autres. A cela viennent s’ajouter des chansons forgées pour la scène avec des hymnes fédérateurs connus de tous et une énergie et une présence scénique qui n’a pas faibli malgré les années.
En plus de cela, nous avions le droit hier à un son parfaitement réglé et équilibré et prés de 30 000 spectateurs totalement conquises par le l’efficacité, le professionnalisme et la rage du groupe.
Ça chantait et ça pogotait à tout va comme il y a dix ans lors de leurs passages mémorables au zénith et à l’Elysée Montmartre.

L’entrée sur scène du groupe déguisé en prisonnier de Guantanamo était d’une redoutable efficacité. Toutes les grandes chansons y sont passées (Bullet in the Head, Testify, Bombtrack, Know your ennemy, Freedom...) dans de très bonnes versions ponctuées de solos ahurissants de Tom Morello et de freestyle de Zach de la Rocha qui ont fait monter l’ambiance crescendo jusqu’au Killing in the name final.

En prime, nous avons aussi eu le droit à des morceaux plus calmes qui ne faisaient pas partie du répertoire du groupe lors des tournées précédentes et qui ont trouvé leur place de manière salvatrice dans l’équilibre du concert.
Bien sûr on aurait préféré les voir dans une salle ou l’impact du concert aurait été encore plus marquant qu’en plein air, mais le concert d’hier était sans nul doute l’un des meilleurs de l’année.
Clairement RATM reste l’un des meilleurs groupes de scène depuis 15/20 ans.

The B52's - Bataclan Paris, 18 juillet 2008

Note : 3/4

Les B 52's passaient par un Bataclan totalement sold out pour présenter leur nouvel album Funplex (très bon d'ailleurs avec de supers singles). C'était l'occasion de voir un groupe qui ne se prend pas au sérieux et qui distille une pop survitaminée par de bonnes guitares, des chœurs féminins de toute beauté et une originalité qui fait sa marque de fabrique depuis près de 30 ans. Les B'52's, c'est un bonbon acidulé dans le monde de la musique. Cela n'a pas une portée musicale ahurissante, mais en même temps il n'y a que des bonnes, voire de très bonnes chansons (Planete claire, Love shake, Rock lobster, Private idaho...) qui mettent le feu au public.

Sur scène, les B52's sont en forme, ils sautent, ils dansent avec leur look sorti d'un film de John Waters. Ils paraissent 15 à 25 ans de moins que leur âge. Il parait insensé que Kate Pierson puisse avoir 60 ans, on lui en donnerait à peine 40. Fred Shneider déclame ses textes sortis d'un B movie avec son phrasé si caractéristique et l'accompagnement musical est fidèle au son des premiers albums (un mélange improbable de garage 60's, de bande originale de Ed Wood et de choeurs aériens). Le public était conquis et pogotait à tout va (pourtant la moyenne d'âge tournait résolument autour des 35/40 ans).

Mais on ne peut cependant pas mettre 4/4 à ce concert pour plusieurs raisons. La première, c'est un son mal réglé qui mettait trop en avant la batterie et la voix de Fred Sneider au détriment des voix de Kate Pierson et de Cindy Williams, mais surtout en raison de la chaleur suffocante qui régnait au Bataclan. Il devait faire près de 40 degré dans la salle, tout le monde était en sueur et certaines personnes étaient proche du malaise. Il serait bon d'installer une climatisation ou des aérations dans cette salle. Mais restons sur une note positive : Planete claire en live, c'est quand même un grand moment.

jeudi 3 septembre 2009

Bootsy Collins - Bataclan Paris, 16 juillet 2008

Note : 3/4

Le légendaire bassiste de Funk Bootsy Collins (bassiste des JB's de James Brown époque Sex machine, des heures de gloires des groupes de Georges Clinton, Parliamant et Funkadelic et de son propre groupe The rubber band et Session man pour Dee Lite, Keith Richards et bien d'autres) investissait le Bataclan pour un hommage à James Brown.

Pour l'occasion Bootsy a formé un groupe extraordinaire avec la session rythmique d'origine, les choristes, le clavier et la guitare des JB's, renforcé par une section cuivre de premier ordre.
La salle a été chauffée à bloc par des groupes de Funk hyper pro avant de laisser place au groupe de Bootsy Collins.

Le chanteur du groupe est un clone du Godfather époque fifties, sa voix est identique. On peut lui reprocher un mimétisme un peu artificiel sur le jeu de scène propre aux "tribute band", mais quand on ferme les yeux on y croit.

Clairement le Funk , c'est mieux sur scène que sur disque. Cette musique transmet une chaleur et une énergie que l'on ne retrouve nulle part ailleurs à part dans l'afrobeat.
De plus quand il est soutenu par une rythmique comme celle de Bootsy Collins, elle devient entêtante, percussive, hypnotique cela devient vite énorme. Ce soir Bootsy joue sans ses artifices psychédéliques en se concentrant sur un son de basse lourd qui choque, une sorte de retour au source en somme.

Nous avons droit à un très beau show ou des titres de légende se succèdent (Sex machine, Please please me, Say it loud...). Bien sûr ils ne peuvent pas jouer tous les tubes du Godfather of Soul car la nuit n'y suffirait pas. Néanmoins au final ce concert est un peu court et laisse les spectateurs sur leur faim. 1H30 , c'est un peu court, une heure de plus aurait été nécessaire pour rassasier l'enthousiasme du public chauffé à bloc par une énorme version de Give up the funk qui voit Bootsy traverser la salle de part en part en embrassant la foule. Le public du coup se retrouve fort dépourvu lorsque les lumières se rallument après une heure trente de show sans rappel. Cela laisse une petite amertume qui vient gâcher un grand moment de Funk.

Paul Simon - Palais des sports Paris, 11 juillet 2008

Note : 2/4

Organiser un concert à des prix prohibitifs le vendredi du weekend du 14 juillet était l'assurance pour les organisateurs de ne pas avoir une salle remplie. Pourtant c'était de Paul Simon dont il s'agissait. Oui Paul Simon, la grosse moitié du duo Simon and Garfunkel et le compositeur du fameux album Graceland qui cartonna durant les années 80 et qui mettait en avant un savant mélange entre musique sud africaine et les perles pop de monsieur Simon.
Paul Simon était accompagné par 8 musiciens pour nous proposer un condensé de sa grande et talentueuse carrière mais aussi quelques nouveautés.
Le son était très bon, la voix de Paul Simon intacte distillant toujours, malgré les presque 70 ans du bonhomme, ce savant mélange de tendresse, de douceur et de mélodie si caractéristique de son style.

Les musiciens étaient tous très talentueux et il y avait probablement beaucoup de travail derrière ce concert puisqu'ils passaient sans cesse d'un instrument à un autre dans des registres divers et variés (tambourins, mandolines, toutes sortes de percussions...).
Cependant malgré tout cela je suis resté sur ma faim. Le son d'ensemble manquait d'originalité, les nouvelles compositions manquent un peu de relief, on ne sent pas la patte mélodique de Simon et Garfunkel. Les morceaux de Graceland même s'ils ont fait bougé le public, sonnaient faux malgré leur relooking un peu trop eighties. Et que dire des grands classiques auxquels nous avons eu droit : Mrs Robinson, The sound of silence, The boxer, Slip slide in away, Fifty ways toleave your lover...

Paul Simon a sans cesse voulu les revisiter en s'éloignant un peu des interprétations originales. Pourquoi pas car cela peut souvent donner des résultats extraordinaires mais dans le cas présent aucune des versions n'arrivaient à la cheville de l'original. Le partie pris de les jouer avec plus de douceur les faisaient tomber dans une certaine mollesse, ce qui est bien dommage.
Pourtant il ne manquait pas grand chose car la magie de la voix et des mélodies par moments reprenaient le dessus mais par moments seulement !
Paul Simon en solo peut décourager les fans de Simon and Garfunkel car désormais la plus grande partie la carrière de Paul Simon s'articule autour de son itinéraire autour de la world music et s'éloigne du folk pur des années glorieuse du duo.
C'est probablement ce qui m'a dérangé.

L'idéal est de voir Simon et Garfunkel ensemble sur scène mais c'est rare, cher et la dernière fois c'était à Bercy ou la taille et l'acoustique déplorable de la salle avait ruiné le concert. Pourtant ce jour là les versions et le répertoire proposés était énorme.
Pour les fans du Duo, je pense que les concerts de Garfunkel en solo sont plus proches de leurs attentes.

My Bloody Valentine - Zenith Paris, 9 juillet 2008

Note : 1/4

Après plus de 10 ans d’absence, My Bloody Valentine officialisait son retour sur la scène d’un Zénith réduit de moitié faute d’affluence. Pas de nouveau disques, début de tournée, il y avait beaucoup d’interrogations autour de la prestation de la figure tutélaire du mouvement noisy shoegazing. Le résultat est assez mitigé.

D'un coté l'allure du groupe - en dépit de son manque absolu de charisme - est inchangée. Les morceaux sont joués avec beaucoup d'énergie, de professionnalisme et de fidélité par rapport aux albums. On regrettera cependant que le son des voix - déjà quasiment inaudible sur disque - le soit totalement sur scène.

En revanche le style noisy heavy pop s'avère vite indigeste. Le camouflage de la mélodie rend la musique du groupe difficile d'accès.
Et comme si cela ne suffisait pas, My Bloody Valentine croit bon de devoir nous infliger sa musique avec un volume sonore démesuré, montant crescendo durant le concert, au point d'en devenir insupportable sur la fin, même avec les bouchons fournis gratuitement à l'entrée du concert (de nombreux spectateurs quittaient la salle en raison du bruit).
Même si on savait que le volume sonore fait partie de leur marque de fabrique (concert de l'Olympia de 1991), on se dit qu'il faut être masochiste pour vraiment apprécier ce concert. Les morceaux sont des armes envoyant des déflagrations soniques sur le spectateur qui les encaissent autant qu'il peut.

Au final, le concert a montré un groupe sans charisme, avec un son mal réglé jouant un style musical assez hermétique et peu varié dans une salle à moitié remplie. Si on est un inconditionnel de la noisy pop, ça le fait, pour les autres, il vaut mieux passer son chemin.

The Pogues - Festival Terres Nuevas, Bobital, 5 juillet 2008

Note : 4/4

Les Pogues au grand complet en France, ce n'était pas arrivé depuis 18 ans. Les derniers concert avaient eu lieu sans Shane MacGowan, l'âme du groupe. Joe Strummer et Spider Stacy (le flûtiste du groupe) l'avaient remplacé au chant lors des trois dernières tournées du groupe dans l'hexagone.
Le groupe avait splitté par la suite pour se reformer sporadiquement lors de tournées britannique au moment de Noël depuis quelques années.

Rien que pour cela la présence des Pogues à Bobital était un évènement. On ne peut qu'en remercier les organisateurs.

Bien sûr, il faut replacer les choses dans leur contexte et rappeler à ceux qui ne le savent pas que The Pogues a été l'un des meilleurs groupes Rock des années 80 en réussissant un amalgame unique entre punk rock et folk irlandais. Leurs concerts étaient de gigantesques fiestas qui mettaient d'accord aussi bien les Punks que les amateurs de Folk les plus fervents. De plus l'engagement politique du groupe avec des chansons comme Birmingham Six étaient à l'époque extrêmement virulent. Comme si cela ne suffisait pas, les Pogues étaient aussi capables de sortir des N°1 dans les charts avec des ballades extraordinaires (Fairytale in New York) où le songwriting de Shane MacGowan séduisaient tout le monde par son mélange de finesse, de poésie et de violence.

Que reste-t-il des Pogues en 2008 ? C'était la grande question qu'on était en droit de se poser avant le concert. En effet, les frasques et les excès en tout genre de MacGowan (concert annulée, alcool, maladie, overdose, aucune composition depuis 10 ans) ont défrayé la chroniques autant que les années ont passé.
La réponse nous a été donnée à Bobital. Bien sûr les Pogues ne sont plus ce navire intrépide capable d'affronter un ouragan au corps-à-corps. L'état de santé du capitaine MacGowan et du guitariste Philip Chevron ne laissent pas augurer des lendemains qui chantent pour le groupe (ils semblent tout deux sortir d'un film de Georges Romero) et le poids des années a calmé les ardeurs bondissantes des autres musiciens.

Cependant malgré tout cela, les Pogues restent les Pogues. La voix de MacGowan est unique, capable d'envoyer des émotions de toute part. Ils sont encore capables de mettre le feu et suffisamment d'ambiance pour faire danser 30 000 personnes. Leurs chansons n'ont pas vieillies, ce sont devenues des classiques (Dirty old town, Fiesta). Un concert des Pogues, c'est aussi l'assurance de ne pas avoir une mauvaise chanson, car elles sont toutes bonnes.
Pour cela le concert de Bobital a été une réussite même si les Pogues s'apprécient mieux dans une salle ou dans un pub avec une lumière tamisée plutôt que sur une scène en plein jour.

Nous avons eu le droit à Sally Mac Lennane, Streams of wiskey, Sick bed of Cuchulainn, If I should fall from grace with God, Kitty, Rainy night in Soho, Turkish song of the damned, Thebroad magestic Shannon, Tuesday morning, Dirty old town, Fiesta, The body of an american, Rain street et bien d'autres...
MacGowan a vacillé mais n'a pas rompu. Derrière une allure de clochard malade, il chantait juste et le groupe compensait au mieux ses carences.
Au final, le concert a été une grande fête, teintée d'émotions. Il ne fallait pas la manquer tant par sa rareté que par sa qualité.
Il y a plus de vie d'authenticité et de personnalité dans la musique des Pogues que dans la majorité des groupes du moment (le prestation de The Verve à la suite de ce concert a bien montré ce décalage même si elle a été très pro).

On espère que les Pogues continueront encore tant que Dieu leur prêtera vie et surtout qu'ils repasseront en France dans une vrai salle de concert. Un nouvel album serait le bienvenu aussi.

mercredi 2 septembre 2009

Manu Chao - Bercy Paris, 11 juin 2008


Note : 4/4

Après une longue absence scénique en France Manu Chao investissait Bercy avec son groupe Radio Bemba.
Clairement, Bercy n'est pas la meilleure salle de concert du monde (trop grand, mal foutu, scène basse, acoustique déplorable) et on nourrissait certaines inquiétudes sur l'impact de la salle par rapport à la prestation de l'ancien leader de la Mano Negra. D'autant plus que je l'avais vu jusqu'alors dans des salles de dimensions humaines (cigale, salle municipale d'Etampes et La vilette) et qu'à chaque fois cela avait été énorme.

Au final, Manu Chao a montré une fois de plus qu'il savait tenir une scène, mettre le feu au public tout en présentant des versions et des arrangements de ses chansons hyper originales et pechues. Il a mis tout le monde d'accord et livré un des meilleurs concerts de l'année en nous faisant presque oublier qu'on était à Bercy.

On passe sans cesse de la fusion, au funk, au rock, au reggae, à la rumba et même à la musette. On s'aperçoit qu'il y a des milliers d'influences et énormément de boulot pour digéré tout cela de manière aussi réussie.

En plus de ça quand on va voir Manu Chao, on en prend pour plus de trois heures. On ne voit pas un mais trois concerts.
La première partie fut un concert fusion funk-rock avec des super versions de The monkey, Raining in paradise, Que hora son. La seconde fut une partie plus acoustiques avec des rumbas et les tubes Clandestino, Desaparecido puis des reprises un peu plus raggae (Tijuana, La ultima hola) et des tubes genre Mala vida, King of bongo et surprise Sidi h bibi. La troisième partie s'est concentrés quand à elle sur les chansons en français de l'album Siberie m'était conté avec quelques inédits.

Au final on se dit que Manu Chao et son groupe sont de sacrés performers qui peuvent renvoyer bosser 95% des groupes actuels en terme d'investissement en concert et montre bien que certains artistes ne se contentent que du minimum.
On regrette juste qu'il ne passe pas plus souvent et qu'il ait trop de succès pour le voir dans des salles plus intimes.

Nick Cave and the bad seeds - Olympia Paris, 9 juin 2008

Note : 4/4

Le concert du Casino de Paris il y a quelques semaines avait placé la barre très haut tant la prestation du leader des Bad Seeds avait été excellente.

Le concert de l'Olympia a été époustouflant. C'était le dernier concert de la tournée, les Bad Seeds étaient bien plus rodés que sur leur précèdent passage (on voit la différence entre un concert de début et de fin de tournée), le son était optimal, le public gonflé à bloc dans un Olympia sold out.

Nick Cave était en grande forme et a montré à tout le monde qu'il était une bête de scène complètement habitée à ranger dans la catégorie des Iggy Pop et des Mick Jagger, rien de moins.

la set list divergeait du concert du casino de Paris. Nous avons cette fois ci eu droit à The mercy seat, Let love in, Into my harms, The weeping song.

Les versions divergeaient elles aussi du concert précédent laissant la place à des relectures toujours supérieures aux originaux avec des crescendos, des impros... Bref tout ce qui fait la qualité d'un grand groupe de scène.

Ce concert est de loin le meilleur que j'ai vu de Nick Cave (j'ai vu toutes les tournées depuis Let love in soit une dizaine de concert), pourtant le dernier avait placé la barre assez haut.
Son coté un peu moins roots garage que celui du Casino a du rendre le concert plus séduisant pour le grand public.
L'enthousiasme de ma critique pour le concert du Casino de Paris a été largement critiquée (un peu sévèrement d'après moi, car c'était quand même du très haut niveau). Mais force est de constater que ces critiques étaient justifiées tant le concert d'hier était au dessus. Clairement on a pas l'habitude de voir un tel spectacle tous les jours.

Bref ce fut un grand moment, un de ceux ou l'on est complètement transporté et ou plus rien d'autres n'a d'importance. Vivement la prochaine tournée et espérons que ce concert ait été enregistré pour un live ou un DVD!

Seun Kuti and Fela's Egypt 80 - Bataclan Paris, 26 mai 2008

Note : 4/4

Le retour des beaux jours est souvent synonyme de concert de funk et d'afrobeat à Paris. Il est clair que ce type de musique se prête mieux à l'été qu'à l'hiver.
Seun, le fils de Fela Kuti vient de sortir son premier album. Il est accompagné par Egypt 80 le groupe de son père. Il vient défendre sur scène ce premier opus. La quinzaine de musiciens sur scène met d'emblée le feu à un Bataclan. Au bout d'une dizaine de minutes, Seun fait son entrée sur scène et l'ambiance monte encore d'un cran. Il faut dire que le jeune Kuti ne manque pas de présence et de charisme. Il fait preuve d'une nervosité positive, de présence et danse de manière hallucinante.

Si les titres joués ce soir sont majoritairement les siens, ils ne souffrent pas de la comparaison avec les quelques titres de Fela joués ce soir. L'ambiance monte crescendo durant tout le concert, qui malheureusement se termine au bout de 1H45 sous les acclamations plus qu'enthousiastes d'un public complètement conquis. On en aurait bien pris pour une heure de plus. C'est un grand groupe de scène qui ne peut laisser insensible.

Clairement l'afrobeat doit se voir sur scène. Le rythme, la dynamique, l'enthousiasme, la chaleur sont décuplés par rapport à ce qu'on entend sur les albums studio. On s'aperçoit aussi de la richesse de cette musique qui a réussi à digérer le Funk, le jazz, le reggae, la bossa nova et une certaine forme de transe hypnotique psyché.
Même si vous n'êtes pas familier, laisser vous tenter par ce groupe, vous ne le regretterez pas.

Portishead - Zenith Paris, 5 mai 2008


Note : 4/4

Après une longue absence scénique et discographique, Portishead venait au Zénith de Paris présenter son nouvel album Third deux soirs de suite dans un zénith totalement sold out.

Force est de constater que dans le genre trip hop, Portishead est bien plus original que ses concurrents de Massive Attack ou Archive. S'il y a un groupe de trip hop à voir c'est bien Portishead.
Les musiciens sont d'une sobriété hallucinante sur scène mais crée une véritable ambiance qui nous transporte d'atmosphère en atmosphère : pop cotonneuse, jazzy, martiale, électronique avec un professionnalisme et une inventivité à toute épreuve. Le moindre son est pensé et travaillé et se superpose bien.

La scène rend justice à la voix de Beth Gibbons qui nous montre qu'elle est une immense chanteuse pouvant passer d'un registre à l'autre avec beaucoup d'aisance et de sensibilité. Elle est clairement au dessus de ses interprétations discographiques et particulièrement du dernier album ou on peut la trouver légèrement empruntée.

Les grands titres historiques ont tous été joués. La set list était cohérente et ne faisait jamais retomber l'ambiance générale du concert.
Les seuls bémols que l'on pourrait trouver à cette soirée sont une durée de concert un peu légère (1H30) et des chansons se terminant parfois un peu brusquement ou rapidement. On peut penser que c'est le début de la tournée, et que quand ils seront rodés, les improvisations et les relectures des chansons seront un peu plus fournies.
Mais ne boudons pas notre plaisir, c'était un très bon concert.

Nick Cave and the bad seeds - Casino de Paris, 29 avril 2008


Note : 4/4

Nick Cave présentait hier son dernier album Dig Lazarus dig!!! sur la scène du casino de Paris, bourré à craqué et avec un son extrêmement bien réglé (pour une fois). Tous les instruments étaient audibles et la voie de Nick cave particulièrement en verve.

Plusieurs évidences sont à souligner :

La pause Grinderman a redonné du punch à Nick Cave. Toute la partie ballade au piano très présente lors des dernières tournées des Bad seeds est absente ce soir et remplacée par un son plus nerveux (pas autant que le projet Grinderman) et un orgue Hammond du meilleur effet. Ce soir le son est plus garage qu'il n'a été par le passé.
On retourne à un son et une atmosphère plus proche de l'album Henry's dream.

La set list est composé de l'intégralité du dernier album. Force est de constater que Dig Lazarus... est le meilleur disque de Nick Cave depuis Let love in et que celui-ci est vraiment taillé pour la scène car toutes les chansons sont au niveaux des autres titres classiques joués durant le reste du concert.

Coté titres classique, il est à noter que l'impasse a été faite sur les 4 derniers albums pour nous emmener vers de plus vieilles chansons pour le plaisir évident des fans. Nous avons eu le droit à Tupelo, Red right hand, Papa won't leave you henry, Your funerail my trial, Stagger lee, Crystal ship, Deanna et bien d'autres encore. En revanche, pas de Mercy seat, Do you love me?, Weeping song, Wild rose grow, Boatman call, Hallelluhia.

Au final la set list jetait très cohérente, puissante, même si on aurait bien prolonger le concert d'une bonne demie heure (2H00 c'est un peu court pour Nick Cave).

Par ailleurs, Nick Cave nous a montré une fois de plus qu'il était un formidable chanteur habité par ses chansons doté d'une présence hallucinante qu'on ne retrouve que rarement et d'un univers qui lui est bien propre. Passer de ballades comme Nobody's baby now à Tupelo en passant par Stagger Lee ne se retrouve pas chez tout le monde.
Au final , c'était un très bon concert de Nick Cave, bien meilleur que sa prestation solo au Rex l'année dernière et que ses passages à la Mutualité et au Zénith des tournées précédentes.

J'encourage tout le monde à aller le voir lors de son passage à l'Olympia début juin. J'encourage le public plus jeune que le sien (hier la moyenne d'âge était résolument tournée vers la trentaine bien sonnée) à aller voir Nick Cave et les Bad Seeds sur scène car cela remet en perspective beaucoup de chose : Un grand chanteur, une présence, une énergie, une urgence que l'on ne retrouve nulle part aujourd'hui dans les groupes à succès (Franz Ferdinand, Kooks, Muse...). Voir Nick Cave c'est l'assurance de comprendre ce qu'est un bon concert.

Zombie Zombie et Silver Apples - Le Nouveau Casino Paris, 6 mars 2008

Note : 3/4

La salle était comble pour fêter la sortie du premier album de Zombie Zombie, dont les premiers EP parus sur Versatile laissaient présager d'un grand moment .
Leur entrée sur scène se fait avec un petit film mettant en scène des Big Jim.

Tout de suite on est frappé par la virtuosité du batteur et les sons et le grooves triturés par Etienne Jaumet.
On se dit qu'il ne leur manque pas grand chose pour exploser à l'international, tellement leur production renvoie des gens comme justice ou les derniers air à leur chères études.
Pour cela il faudrait que l'ensemble soit un peu moins dark et que le batteur aboie un peu moins.
Cela dit c'est une grosse claque novatrice que nous envoie ces fans de kraut et de psychedelic.
A noter la présence à la guitare de Romain Turzi, figure tutellaire du mouvement psyche kraut français dont le premier album, "A" paru en 2007 était un petit bijou.

Force est de constater que cette scènes française est inversement médiatique et talentueuse et innovatrice en comparaison avec celle des baby rockers parisiens de Naast, BB brunes, Shades et Plastiscines sponsorisés par Rock & Folk. On aurait aimé voir Philippe Manœuvre au nouveau casino le 6 mars plutôt que de cachetonner sur M6. La presse rock est en train de louper des artistes hors du commun. C'est d'autant plus dommage que pour une fois cela se passe en France.

Après la déflagration de Zombie Zombie, les Silver Apples ou plutôt ce qu'il en reste ont essayé en vain de capter l'attention du public, mais au delà de leur glorieux passé il n' y avait pas grand chose.
La salle a été désertée peu à peu en ne parlant que de Zombie Zombie.

The Cure - Paris Bercy, 12 fevrier 2008

Note : 4/4

The Cure était à Paris dans un Bercy bourré à craquer.
Comme lors de la dernière tournée des festivals il y a 2 ans, le groupe se présentait à 4 sans synthétiseur. Un batteur, Robert Smith à la guitare et au chant ainsi que deux membres historiques du groupe Simon Gallup à la basse et Porl Thomson à la guitare.

Après une entrée sur scène à 20H15, The Cure a joué pendant plus de trois heures et demie. A part Fascination streets, tous les titres historiques du groupe ont été joué avec de larges extraits de Desintegration et des trois premiers albums.

Un groupe qui respecte son public à ce point force le respect. Passer 3h40 sur scène sans provoquer ni ennui, ni lassitude est une chose quasi unique. C'est là qu'on s'aperçoit de l'importance du groupe et de la profondeur de leur répertoire. En effet contrairement à moultes groupes The Cure n'a presque que des bonnes chansons quand certaines carrière se forment autour de deux ou trois titres.

Bien sûr avec une telle durée, tout ne fut pas parfait. Certaines chansons ont souffert de l'absence de synthétiseur (Why can't have been you, The walk). D'autres ont connu meilleur traitement par le passé (In between days, Friday I'm in love), mais dans la globalité c'était du très très lourd (Three imaginary boys, Faith, Lullaby) étaient renversantes.

Toutefois le gros bémol du concert, c'est le palais omnisports de Bercy. On devrait interdire les concerts dans cet endroit ou l'acoustique est désolante. Ça résonne de tous les cotés. On ne voit pas grand chose car la fosse est un rectangle assez étroit plus long que large (contrairement aux Zénith et au vrais salles de concert). De plus la scène était assez basse, ce qui ne facilite pas le champ de vision. On aimerait vraiment avoir une salle équivalente à l'Arena O2 de Londres qui est un cercle ou les plus mal placés des 20 000 personnes qu'elle peut contenir voient mieux que la moitié des spectateurs de Bercy. De plus la salle est faite pour les concert, l'acoustique y est excellente.

Malgré tout, cessons de faire la moue, c'était un grand concert. Les groupes de jeunes (Doherty, Strokes, Franz Ferdinand) dont les concerts ne dépassent pas les 90 minutes devraient en prendre de la graine.

mercredi 19 août 2009

QT day, Inglorious Basterds H-12

Nous sommes le 19 août, date marquée d'une pierre blanche depuis de nombreuses semaines.

Clairement un nouveau Tarantino fait partie des dates cinématographique que l'on attend. Le pire c'est que plus on vieillit, moins il y en a et moins il y en aura!!

Les dernières grandes attentes ont été pour moi les Star Wars et le dernier Indiana Jones mais elles étaient placées sous le signe de la nostalgie de l'enfance.

Bien sur on attend toujours le nouveau James bond mais on en attend plus des merveilles.

Au final, il n'y a que peu de réalisateurs dont on va voir les films les yeux fermés mais il n'y en a finalement qu'un seul qui n'ai jamais déçu et qui reste toujours surprenant c'est Tarantino.

En effet, si l'on va voir tous les Scorcese on reste parfois déçu (Aviator, Gangs of New York) et certains projets sont moins alléchants (le prochain Shutter Island).

Même chose pour Spielberg!! Un projet comme Le terminal ne fait pas rêver et des films comme Intelligence Artificielle ou Always ont déçu.

Ridley Scott ne rend pas toujours des copies parfaites (GI Jane, Une grande année, Lame de fond, Traquée).

Coppola et de Palma malgré tout leur talent sont inégaux et se laissent parfois aller à la commande (L'idealiste pour Coppola, Mission impossible ou Femme fatale pour de Palma).

Bien sur Andrew Nicol est proche du sans faute, mais il n'a fait que trois films (Bienvenue à Gattaca et Lord of war), on attend de voir la suite...

Même chose pour Kevin Mc Donald. Après Le dernier Roi d'Écosse et ses Jeux de pouvoirs, il doit continuer à s'inscrire dans la durée.

Cedric Klapish est un peu trop frenchie et compte tout de même quelques plantages (Ni pour ni contre bien au contraire, l'inégal Paris).

Michael Mann malgré tout son talent est un cran en dessous et de plus il ne fait pas du cinéma puisqu'il filme malheureusement en numérique.

David Fincher peut se perdre dans des Panic room indignes de son talent ou dans des Zodiac qui ne sont pas incontournables.

Luc Besson n'y est plus du tout depuis qu'il essaie de vendre des jouets avec ses Minimoys.

Bien sur Jeunet a un vrai univers visuel et créatif mais Un long dimanche de fiançailles ne donnait pas l'envie totale de se marier et son Alien résurrection ne valait pas celui de Scott et de Fincher.

Jacques Audiard reste parfois un peu difficile d' accès. Néanmoins Le prophète qui sort la semaine prochaine est ma deuxième grosse attente de l'année.

Iñárritu est toujours un peu trop sombre, il lui manque un coté dragueur et un peu de démesure.

Peter Jackson a pour moi, craché son venin et n'égalera plus les sommets du Seigneur des anneaux.

Henri Verneuil, Sergio Léone, Stanley Kubrick, Alfred Hitchcock, Truffaut et Visconti sont morts.

Je n'aime pas James Cameron.

Certes quelques projets dans des styles différents peuvent créer une attente par leur sujet ou leur casting (Mesrine, le prochain Jacquo Van Doermel, Oss 117...) mais ils ne s'inscrivent pas dans l'œuvre d'un réalisateur au sens académique du terme.

Clairement Quentin Tarantino a donc un avantage sur tous ceux-la d'autant que son style, souvent imité et jamais égalé, est reconnaissable entre mille.
C'est dire si les 12 dernières heures qui nous séparent de la projection vont me paraître bien longues de mon bureau perdu au beau milieu de la Beauce.

Mais pour rendre l'attente moins insupportable, j'ai fais ce que je fais à chaque fois depuis Pulp Fiction : Je me suis procuré la Bande Originale du film.

Clairement une BO de Tarantino est toujours un évènement!!!
S'il parait acquis qu'il connaît le cinéma comme peu de personnes, il ne faut pas oublier qu'il en est de même pour la musique!!!
A chaque film il exhume des chansons ou des musiques faramineuses enfouies dans l'oubli.
En les sortant de leur contexte, en les magnifiant par leur transposition à l'écran, il les sublime et transforme parfois en classique (Miserlou de Dick Dale dans Pulp Fiction).
Il fait redécouvrir des artistes (Isaac Hayes, Nancy Sinatra et même France Gall) en les montrant sous un autre jour en les dépoussiérant.

Les créatifs des agences de pub ne s'y trompent pas puisqu'ils ne tardent jamais à les réutiliser pour vendre une voiture, un parfum et je ne sais quel daube.
C'est dire si l'on aimerait que le magazine Rock & Folk consacre sa rubrique "Mes disques à moi" à Quentin Tarantino, ou pourquoi pas un hors série complet sur Tarantino et la musique.

Que dire de la BO d'Inglorious basterd qui m'a accompagnée ce matin durant les 85 km qui séparent mon auguste domicile des champs de blés ou culmine l'usine dans laquelle j'écris ces quelques lignes?

Clairement, le film se passe pendant la seconde guerre mondiale. Du coup la BO est moins Groovie, moins funk, moins Rock, moins "cool" que les précédentes.
Cela ne veut pas pour autant dire qu'elle est moins bonne et moins surprenante...
Tarantino nous livre quand même un disque ou se côtoient des standards allemands des années 30, du Bowie des années 80, du groove seventies, des musique de westerns et des extraits de BO piqué à droite à gauche.
On retrouve un peu de Lalo Shiffrin et surtout pas mal de Morricone. C'est dire si cela vaut le détour!!!!

Morricone devait initialement signer l'intégralité BO du film. L'urgence du tournage et de son montage pour que le film soit présenté à Cannes a fait que le Maestro n'a pas eu le temps de composer la BO (il y a toutefois un titre spécialement composé pour le film).
Décidé à ne pas en rester là, Tarantino a une nouvelle fois exhumé des perles. Il est allé chercher dans je ne sais quels obscurs films des morceaux de Morricone totalement inconnus.
Sur certains titres on entend même le grésillement du saphir sur le vinyle sur lequel il est allé les pêcher et qui a servi de base à sa transposition sur CD.
La cerise sur le gâteau c'est que deux d'entre eux sont proprement fabuleux. Ils ne dépailleraient pas dans un Sergio Léone. Je les ai déjà écouté plusieurs fois en me disant que si les images qui s'y rapportent dans le film tiennent la route, cela promet des scènes éblouissantes.

Pas mal de conditions semblent être réunies pour qu'on se prennent une nouvelle claque tarantinienne ce soir.
Mais il y a aussi pas mal d' appréhension : l'aspect outrancier, comique et burlesque du film qui s'échappe de la bande annonce et des articles.

Même si le film s'avère mauvais, il ne pourra pas l' être totalement car c'est un Tarantino !!!!
On y va quand même avec la certitude qu' une fois de plus il va nous choquer, nous surprendre , nous enthousiasmer même s'il ne s'agit que de quelques scènes.

Bilan des courses dans 11 à 12 Heures.